Un lieu de culte cité dès le XIe siècle
La chapelle de Saint-Jean-le-Froid est mentionnée dans les textes dès 1061-1108, ce qui en fait l'un des sanctuaires les plus anciens de notre secteur. Elle dépendait à l'origine de l'abbaye de Conques, avant d'être rattachée à la paroisse de Marcillac, puis à la grande paroisse Saint-Vincent-du-Vallon. On raconte que le site accueillait, avant même la chapelle chrétienne, un ancien lieu de culte païen où l'on allumait des feux aux solstices d'été et d'hiver : en dédiant l'édifice à saint Jean-Baptiste, les évangélisateurs ont permis à ces mêmes feux de continuer à être allumés, cette fois en l'honneur du saint, sans heurter de front les coutumes locales.
Un ancien lieu de pèlerinage, encore riche de son mobilier
Saint-Jean-le-Froid a longtemps été le but d'un grand pèlerinage, le 24 juin, jour de la Saint-Jean-Baptiste. À l'intérieur de la chapelle, on peut encore admirer une Vierge de Pitié du début du XVIe siècle, un retable daté de 1681 et un bas-relief du XVe siècle, un mobilier étonnamment riche pour un édifice aussi isolé. C'est ce contraste qui nous plaît : un lieu simple, presque austère de l'extérieur, qui garde à l'intérieur les traces d'une dévotion ancienne et continue.
Le panorama à 360°, sur un piton à 566 mètres
La chapelle occupe un piton qui culmine à 566 mètres d'altitude, et c'est ce point culminant qui offre un panorama à 360° sur l'ensemble du Vallon de Marcillac et les crêtes environnantes. La montée depuis Mouret est plus irrégulière que nos autres balades locales, avec quelques passages qui font reprendre son souffle, mais le panorama depuis le sommet vaut largement l'effort. On aime s'y attarder un moment, sans autre objectif que de regarder le vallon depuis ce belvédère naturel, plutôt que de redescendre aussitôt la photo prise.
Notre conseil pour la visite
Pour ceux qui veulent en faire une vraie sortie de demi-journée plutôt qu'une simple montée, une boucle plus longue part de Marcillac-Vallon, avec un peu plus de 11 kilomètres et environ trois heures et demie de marche pour qui prend son temps. Nous, depuis le gîte, conseillons plutôt la version courte au départ de Mouret pour une fin d'après-midi tranquille, sans rien prévoir d'autre ensuite : entre la montée, le temps passé à admirer le panorama et la visite de l'intérieur de la chapelle si elle est ouverte, cette sortie mérite qu'on lui laisse le temps qu'il faut, sans redescendre en courant pour enchaîner sur autre chose.